Contrer la dépression saisonnière par l’alimentation

Je ne sais pas si tout comme moi en cette période de l’année vous commencez à ressentir des sentiments de fatigues et de déprime, ce qu’on appelle plus communément la dépression saisonnière soit la déprime hivernale.

Saviez-vous qu’au Canada, environ 18 % des gens vivent une « déprime hivernale » caractérisée par un manque d’énergie et un moral plus fragile. Certaines personnes vont même être atteintes d’une véritable dépression saisonnière et peuvent avoir de la difficulté à mener leurs activités habituelles. C’est le cas de 3 % à 10 % de la population adulte de l’ensemble des pays nordiques.

Si vous êtes comme moi, alors j’ai quelques conseils alimentaires pour vous aider à réduire les symptômes dépressifs.

Tout d’abord, il est important de choisir le bon carburant alimentaire pour vous assurer d’avoir suffisamment d’énergie. Pour ce faire, il est important de prioriser les glucides complexes présents dans les produits céréaliers à grains entiers, les légumes et les fruits et de minimiser la consommation de sucres simples via les bonbons, sucres, miel, sirop d’érable, beignes, gâteaux et autres sucreries. Les sucres simples vont augmenter les symptômes de dépression (fatigue, maux de tête, irritabilité), en augmentant rapidement le taux de sucre dans le sang, ce qui occasionne une métabolisation rapide de ceux-ci et une baisse rapide du taux de sucre dans le sang par la suite.

L’hiver, le soleil étant moins présent, notre absorption de vitamine D est beaucoup moindre que durant le reste de l’année. Selon plusieurs études, la vitamine D pourrait avoir des effets bénéfiques sur l’humeur et diminuer les risques de dépression saisonnière. Il serait donc conseiller pour toute personne croyant être à risque de carence, de consommer un supplément de vitamine D à raison de 600 à 800 UI par jour.

Ensuite, incorporez davantage les oméga-3 dans votre alimentation, pour atteindre un apport d’environ 3 g par jour. Pour y arriver; mangez un minimum de 2 portions de poisson par semaine, incorporez des graines de lin (environ 15 ml par jour) dans vos salades, soupes, yogourts, céréales, ou achetez des suppléments d’oméga 3. Selon les dernières études, les oméga-3 pourraient effectivement jouer un rôle dans la réduction des risques de dépressions et avoir des effets bénéfiques chez les gens qui souffrent de dépression.

La vitamine B6 pourrait, elle aussi, possiblement avoir des effets bénéfiques sur les symptômes de dépression hivernale en contrant les troubles de l’humeur. Elle se retrouve dans le foie, la volaille, le saumon d’Atlantique, la morue, la pomme de terre, les noisettes, les pistaches, les lentilles, les pois chiches, la banane, le germe de blé, les graines de lin, la levure, le soja, les graines de tournesol, le chou, les abats et la viande. Il est de même pour la vitamine B12 présente dans les viandes, les volailles, les poissons, les fruits de mer, les œufs et les produits laitiers. La vitamine B12 favorise également la mémoire, la concentration et l’énergie.

Finalement, n’oubliez pas de vous faire de petits plaisirs à travers votre alimentation équilibrée, pour mettre de la joie dans vos papilles gustatives et ainsi vous remonter le moral. Le chocolat noir, riche en magnésium, est un anxiolytique et un antidépresseur naturel. Un petit plaisir qui vous permettra de garder une humeur positive!

En plus de tous ces trucs alimentaires, mon remède personnel… faire de l’activité physique dehors durant les heures de soleil pour me permettre de capter un brin de vitamine D et me ressourcer d’énergie!

Bon hiver à tous!

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    Marie-Christine Duchesne
    Nutritionniste Dt.P.

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Catégories: Articles Nutrition

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